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Electric Boudoir, la collection Printemps-Eté 2021 du styliste Alex Rotin s’affiche en Liberty

« Suivez vos rêves, ils connaissent le chemin », « Follow your dreams, they know the way« 

Mon cœur appartient à Liberty ! C’est en 1978, alors que j’étais étudiante à Londres, que j’ai découvert ce lieu hors du temps. Le temple du tissu « Liberty » ! Le Liberty & Co tire son nom de son créateur, Sir Arthur Lasenby Liberty (1843-1917), drapier et homme d’affaires anglais, qui ouvre le magasin de tissu Liberty of London sur Regent Street en 1875, un magasin esthétique et raffiné, aujourd’hui fleuron de la capitale britannique.

PDT-2021-Liberty-Histoire d'un tissu iconique-Couverture

Sir Arthur Lasenby Liberty, un créateur visionnaire

Cet anglais « visionnaire » construit sa réputation et son succès en proposant à une clientèle aisée de la moyenne bourgeoisie londonienne des articles qu’il importe directement d’Extrême Orient (Inde, Japon, Chine) et des lointaines colonies anglaises. Son intuition lui donna raison tant son succès fut foudroyant. Le « Tout Londres » se donna le mot pour acheter des papiers peints, des tissus d’ameublement, des porcelaines fines et délicates, des objets Art Nouveau, très en vogue à l’époque.

Mais comme on le sait, toute gloire a son revers. Plus les demandes affluaient, moins la qualité des tissus en provenance d’Asie était au rendez-vous. Sir Arthur Lasenby Liberty a alors la lumineuse idée, afin de maîtriser l’ouvrage de A à Z, de collaborer avec des fabricants et teinturiers britanniques. Et c’est avec le teinturier et imprimeur Thomas Wardle, spécialiste du travail de la soie, qu’il entame une étroite et fructueuse collaboration. Liberty devint ainsi au milieu du 19e siècle, synonyme du raffinement du stylisme anglais.

Plus rien ne pouvait arrêter l’homme d’affaires. Il devient, dans les Années 1880, l’incontournable ami des plus célèbres designers de l’époque (Christopher Dresser, Edward William Godwin) avec lesquels il crée en 1884 la Liberty Art Fabrics.

Avec l’artiste et écrivain William Morris, l’un des initiateurs des Arts & Crafts, mouvement né en Grande-Bretagne vers 1860, Sir Arthur Lasenby Liberty inscrit parfaitement sa marque dans le courant de l’Art Nouveau. Inventivité, couleurs, ornements, esthétisme de la nature, fleurs, animaux seront les principales sources d’inspiration de la firme.

Le Tana Lawn, un tissu iconique

Liberty Tana Lawn est la qualité de Liberty of London la plus connue. Le tissu est une toile de lin très fine en 100% coton tissé serré, au toucher très délicat et soyeux. On le reconnait à sa légèreté comparable à celle de la soie.

Ainsi nommé dans les années 1920 en référence au lac Tana en Ethiopie. C’est en effet dans cette région qu’est implantée la culture du coton utilisé pour fabriquer ses fils.

En France, l’imprimé iconique fleurit les années 1970. Des marques comme Cacharel ou Laura Ashley en étaient les meilleurs ambassadeurs.

Et aujourd’hui, Liberty inspire encore et encore de nombreux créateurs parmi lesquels le jeune et talentueux styliste de mode Alex Rotin. Sa nouvelle collection Electric Boudoir est une véritable célébration au printemps, une introspection dans l’intime, dans le désir, dans l’essentiel.

Electric Boudoir, une ode à la douceur et à la légèreté

Besoin d’amour, une vision de la réalité à l’instant T

Chacune des collections d’Alex Rotin est un voyage, une vision de la réalité à l’instant T. Sa nouvelle collection Printemps-Eté 2021 Electric Boudoir en est le reflet.

Nous n’avons jamais eu autant besoin de douceur, de protection, d’amour qu’en ce moment, en cette période d’interdictions et de manque qui n’en finit pas. Electric Boudoir exprime à point nommé toute sa douceur et sa joie et nous invite au confort, à la fluidité, à la légèreté, au désir.

Besoin de légèreté dans le choix judicieux des imprimés et des couleurs

« Nous sommes des êtres précieux » nous dit le créateur. Quelques soient les circonstances, notre environnement doit rester lumineux. Electric Boudoir s’affichera donc en Liberty, avec ses tonalités pastels, douces et nébuleuses, ses imprimés fleuris, romantiques et joyeux. Et c’est très réussi, croyez-moi !

Des pièces iconiques de la signature Alex Rotin, kimonos, pantalons, robes, tops. Des créations confortables qui sauront valoriser votre corps sans l’enfermer, des mélanges osés et assumés par le styliste.

Le diable est dans le détail, poésie des accessoires

Alex Rotin aime s’entourer d’artistes et de créateurs qui magnifient ses créations. Ne dit-on pas que « le diable est dans le détail » ?

Pour Electric Boudoir, les photos sont signées Nicolas Marat, les chapeaux et bibis, Yuriko Yano, les bijoux Claudine Vitry.

Un nouveau questionnaire de Proust pour saluer l’arrivée du Printemps

« Vivons le moment présent« , c’est exactement ce que nous avons fait un dimanche matin avec Alex Rotin lors de cette interview. Il s’est une fois encore livré avec spontanéité, délicatesse, douceur et gentillesse. Merci Alex!

A qui avez-vous pensé ce matin ?  A vous ma chère Nathalie Votre dernier SMS, qui était-ce ? Emeline, une amie mannequin Quel est votre état d’esprit aujourd’hui ? Joyeux Le défaut que vous préférez chez l’autre ? Son hypersensibilité Et chez vous ? J’aime être dans ma propre folie alors que je suis l’être le plus rigoureux du monde A quoi ne résistez-vous pas ? Le chocolat La nuit d’amour idéale ? Une nuit qui ne finit jamais, sans limites jusqu’au matin Une première fois quelque chose ? La première robe que j’ai dessiné pour ma maman à 12 ans. Elle l’a portée, ce qui a donné du sens à cette première fois et à me permettre de rêver ma vieUne dernière fois quelque chose ? Incontestablement ma dernière mission pour Chanel avec Karl Lagerfeld, avant qu’il ne s’en aille. Grande émotion ce jour-là, la neige tombait. Ce Monsieur a inspiré ma vie. Inconsciemment, il véhicule encore le sens de l’excellence à la françaiseUn personnage de fiction qui vous fascine ? Uma Thurman dans Kill Bill. Un combat sérieux mais inutile malgré tout. Tarantino pointe des choses essentielles et notamment la destruction de soi-même. Du pire, il y a un espoir de reconstruction Et dans la vraie vie ? Isabelle Adjani. Fascinée par sa sincérité, dans ce qu’elle ressent et ce qu’elle donne Un vêtement qui vous fait rêver ? Tous me font rêver L’endroit où vous vous sentez le mieux au monde ? Chez moi en Guyane. J’ai un rapport très fort avec mon pays. La Guyane est luxuriante et réconfortante, elle est mystique, l’étendue des forêts à l’infini. On ne voit jamais l’horizon en Guyane Votre film, roman ou musique culte ? « Les Liaisons dangereuses » film et roman. La subtilité et la complexité des rapports amoureux. L’amour change les gens et révèle les choses de manière tragique Un regret ? Non, je ne vis pas dans les regrets Que faites-vous par superstition ? J’évite de passer sous les échelles Et que ne faites-vous pas ? Je n’ouvre jamais un parapluie dans une maison Qu’est-ce qui vous a manqué en 2020 et que vous rêveriez de faire en 2021 ? Je rêve de pouvoir m’asseoir en terrasse et observer les gens. J’aime me poser et laisser ma tête divaguer. C’est une très belle façon de se raconter des histoires

Pour joindre et suivre Alex Rotin : Instagram Facebook alexrotin.press@gmail.com

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