Les Papotis de Thalie

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Objectif 2021 : « Sortir des Bois ». C’est le Manifeste d’une sorcière moderne, Odile Chabrillac

« Ce qu’il nous faut faire pour permettre à la magie de s’emparer de nous, c’est chasser les doutes de notre esprit. Une fois que les doutes ont disparus, tout est possible » Carlos Castaneda (1925-1998)

Sortir des Bois. Odile Chabrillac

C’est une chance de vous connaître, Odile Chabrillac, un privilège même ! Quelques soient les circonstances, vous savez trouver les mots justes, poser les bonnes questions. Votre livre « Marcher pour se (re)trouver » éclaire mes pas depuis sa publication. J’ai adoré « Ame de Sorcière« , cet ouvrage ayant autorisé mon esprit à s’ouvrir davantage aux croyances, à certains rituels, à la magie sous toutes ses formes ancestrales ou modernes.

En Bretagne, région que vous affectionnez, les croyances et légendes sont au cœur de toutes les transmissions familiales. Ayant fait de cette région si riche mon paradis au quotidien, vous lire est comme une pépite que je souhaite partager avec mes fidèles lecteurs, lectrices.

Je vous connais depuis de nombreuses années. Nos chemins professionnels ont enrichi nos échanges. C’est pourquoi aujourd’hui, je suis heureuse et fière de vous présenter à ma communauté. Vous affirmez « La magie est un combat. C’est un art de la transformation pour soi dans un premier temps, mais surtout pour le monde« . Ces mots vont résonner dans les esprits…

Sortir des Bois. Odile Chabrillac

Le monde se transforme, Odile Chabrillac ose déranger les idées reçues

Six questions à une sorcière bien-aimée

Les Papotis de Thalie : Je vous ai connue journaliste beauté, co-fondatrice du magazine « The Different Magazine ». Vous êtes écrivaine, psychothérapeute, naturopathe, comment arrivez-vous à conjuguer toutes ces facettes de votre vie ?

Odile Chabrillac : Mes enfants sont maintenant grands et j’ai davantage de disponibilité. Ensuite, je fais un peu tout ce qui me plaît, tout ce qui me passe par la tête, et donc c’est bien plus facile et plus léger que lorsque l’on est contraint par les circonstances ! Parfois il y a des embouteillages dans mon planning, mais je prévois dorénavant de plus en plus de temps pour moi afin d’intégrer ce qui doit l’être et de profiter de ce que je vis. Mon objectif n’est pas de faire plein de choses, mais de suivre ce qui me parle, et d’essayer de faire les choses bien, en profondeur, avec cœur. 

PDT. : Après « Marcher pour se retrouver » et « Ame de Sorcière », des ouvrages qui ont connu un immense succès, vous publiez « Sortir des Bois, manifeste d’une sorcière d’aujourd’hui ». Qu’est-ce qui a motivé l’écriture de cet ouvrage ? Une véritable volonté d’engagement ?

Od.C. : En fait, je ne sais pas vraiment. Probablement l’idée que j’avais posé les bases de quelque chose d’important (pour moi) avec Âme de sorcière, mais qu’il fallait aller plus loin. J’avais vraiment la sensation de ne pas avoir bouclé la boucle. Et puis je percevais bien dans les retours que j’avais que la notion de féminin sacré remportait tous les suffrages, or cette notion si elle est importante, peut aussi être un moyen de se cacher (ou de cacher les femmes) dans un territoire ne dérangeant personne. Or j’aime bien déranger ! Dans l’archétype de la sorcière, je crois qu’il y a l’idée de quelqu’un qui ose déranger ! (Pas de manière gratuite évidemment). Mais je sentais que quelque chose se jouait historiquement pour les femmes en ce moment. Et pour moi, cela parle de l’autorisation que l’on se donne de s’engager pour le collectif, d’occuper notre place même dans les territoires où nous ne sommes pas les bienvenues, d’agir sur la place publique (là-même où les sorcières ont été brûlées il y a quelques siècles). L’action politique – au sens noble du terme – est essentielle pour moi, or les femmes ont été trop reléguées dans l’espace privé. D’où l’importance pour moi de les inciter à « sortir des bois » afin d’agir pour le plus grand nombre.

P.D.T. : Vous semblez vivre toujours à contre-courant. Petite fille, vous vouliez être herboriste, un métier qui n’existait pas. Cette volonté d’enfance a-t-elle contribué à la création de votre Institut de Naturopathie Humaniste en 2017 ?

Od. C. : Oh oui, je n’en ai aucun doute ! Je ne sais pas si je vis à contre-courant, mais je sais que ce que pense les autres a assez peu d’impact sur moi. J’essaie de rester ouverte et à l’écoute, mais les injonctions collectives m’amusent davantage qu’elles ne me percutent. Je n’ai jamais suivi la mode ni les modes. Cela me vient probablement de ma famille… J’essaie déjà d’être juste avec moi et avec mes proches, de m’interroger sur mon ressenti intérieur et c’est bien assez compliqué ! Donc oui, je voulais être herboriste, probablement parce que lorsque j’étais enfant, nous allions régulièrement à l’herboristerie de Milly la Forêt. J’adorais ce lieu. Puis on m’a expliqué que pour être herboriste, il fallait que je fasse des études de pharmacie. Mais c’était à des années lumières de ce qui m’intéressait. Et puis une fois de plus, avec la naturopathie puis la création de l’INH, la boucle a été bouclée. Et c’est une vraie joie !

PDT : Où puisez-vous l’incroyable énergie qui vous habite, qui vous rend si lumineuse ?

Od. C. : Je crois que je suis heureuse. Je fais ce qui me plaît, je partage ma vie avec des personnes formidables, inspirantes. Et lorsque je ne vais pas bien – ce qui m’arrive aussi – je reçois vraiment du soutien de la part de mes proches, de ma communauté. Parallèlement à ça, je prends grand soin de moi. J’applique ce que je dis et ce que je crois. Je pense que c’est un immense privilège de vivre à notre époque, même si c’est parfois très intense et difficile. Nous avons vraiment le pouvoir d’agir sur le monde : c’est une grande responsabilité, mais aussi une grande chance

PDT : Voulez-vous nous faire part de vos projets pour 2021 ?

Od. C. : Je ne sais pas, je navigue de plus en plus à vue. Mon idée est vraiment de passer de plus en plus de temps à la campagne, quitte à y proposer des micro-stages, des micro-apprentissages de sorcière. J’ai besoin de la terre, des arbres, j’ai besoin de vivre sur un temps long, de sortir de la frénésie du monde. Mais je sais bien que la vie nous propose d’expérimenter ce qui est juste pour nous, donc je verrais bien et me réjouis par avance.

PDT : Noël et ses festivités sont derrière nous depuis peu. Quelles sont les valeurs qui vous animent le plus en cette période ?

Od. C. : Une partie de ma famille vient d’Alsace donc Noël reste pour nous une fête de la lumière et de la gourmandise. Ce qui m’importe est de voir mes proches heureux. On se fait très peu de cadeaux, nous sommes tous de moins en moins dans la consommation, mais nous avons à cœur de vivre un temps de partage, et d’ouverture aux moins privilégiés que nous.

Informations pratiques

Sortir des Bois d’Odile Chabrillac / Editions Tana / 18,90 € / En vente chez votre meilleur libraire / Livre.fnac.com / Cultura.com / A Perros-Guirec, chez Jean-Charles Guilloux (Maison de la Presse – 14, place de la Mairie – 22700 Perros-Guirec).

Je vous souhaite à toutes et tous mes petits papoteurs une bonne meilleure année 2021 et vous donne rendez-vous Jeudi 28 janvier 2021 à 20h17 (Ce sera la Pleine Lune) sur le compte Instagram @lespapotisdethalie pour vous faire gagner un exemplaire de « Sortir des Bois ».

Restez connectés, prenez bien soin de vous, de vos familles et continuez de m’envoyer vos impressions et commentaires via la page Contact du blog.

Sortir des Bois. Odile Chabrillac

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